La société allemande DEEPL, un des acteurs majeurs de la traduction automatique, annonce qu’il va surpasser ses concurrents que sont Google Translate et ChatGPT.
Cela devrait se faire grâce à son dernier modèle de langage LLM.
En effet, ce nouvel LLM ne s’appuie pas, pour s’entrainer, sur des données d’Internet en général, mais sur son propre jeu de données propriétaires sélectionnées et adaptées à la création de contenu et à la traduction linguistique.
Il prétend donc qu’il sera meilleur que Google Translate qui rencontre des problèmes de traduction littérale ou incorrecte.
Quant à ChatGPT, son offre de traduction automatique serait secondaire par rapport à l’ensemble de son offre alors que "DeepL est très spécialisé, ce qui est particulièrement utile dans des domaines exigeant une haute précision ». Bref, il sera meilleur là aussi.
Ces améliorations devraient faire gagner en temps et en efficacité, car il y aura moins de temps consacré à la vérification et à la correction.
Loin de vouloir concurrencer les traducteurs professionnels il se positionne comme leur « allié indispensable », une affirmation qui peut laisser songeur...
Google intensifie sa politique de diversité linguistique en annonçant l'ajout de huit nouvelles langues aux options de traduction de ses résultats de recherche, portant le total à 21. Parmi les langues ajoutées figurent l'arabe, le gujarati (une langue indienne), le coréen, le persan, le thaï, l'ourdou (parlé en Inde et au Pakistan), et le vietnamien.
Par ailleurs, Google Translate s'enrichit considérablement avec l'introduction de 110 nouvelles langues, y compris des langues régionales de France telles que le breton et l'occitan.
Les langues africaines sont également mises à l'honneur, un quart des nouvelles langues étant parlées sur le continent africain, comme le wolof, le fon, le kikongo.
Par ailleurs, on notera le tibétain et le cantonais, principal dialecte chinois depuis longtemps réclamé. Ces ajouts permettent à Google Translate de toucher plus de 614 millions de personnes supplémentaires.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet ambitieux lancé en 2022 visant à traduire les 1 000 langues les plus parlées à travers le monde.
En outre, Google améliore la reconnaissance vocale en apprenant à comprendre une multitude d'accents issus de diverses langues, renforçant ainsi son accessibilité et sa pertinence à l'échelle mondiale.
Nous signalons ici un post très intéressant sur le site de CLARIVATE : “'Sleeping beauties’: Yesterday’s findings fuel today’s research breakthroughs”
Valentin Bogorov, l’auteur, explique en se basant sur de nombreux exemples que l’art antérieur récent ou les connaissances les plus récentes ne sont pas nécessairement les plus intéressantes à prendre en compte dans la recherche.
Les exemples qu’il cite proviennent de domaines très différents. Il illustre son propos avec l’évolution des citations d’un article publié en 1948 intitulé “An Approach Toward a Rational Classification of Climate” écrit par Charles W. Thornthwaite, un éminent géographe et climatologue américain qui a peu retenu l’attention jusqu’à l’année 2 000. À aujourd’hui, il a été cité plus de 5 900 fois par des chercheurs de 143 pays, sachant que plus de 90 % des citations sont postérieures à l’an 2000.
CLARIVATE est l’éditeur du Journal Citation Reports. Il produit le facteur d’impact (Impact Factor) qui est calculé par une formule qui prend en compte le nombre de citations des articles d’une publication.
Bien qu’il soit controversé, le facteur d’impact est l’indicateur de la notoriété d’une publication le plus utilisé actuellement. Il contribue, en particulier, à évaluer la qualité du travail des chercheurs.
Pour l’édition 2024, 17 publications ont perdu leur facteur d’impact à cause d’une suspicion de manipulation des citations. Il leur est reproché, en particulier, d’avoir abusé des autocitations.
Grâce à La licence Creative Commons CCBY 4.0, l’OCDE adopte un modèle libre d’accès. Le site offre un catalogue de près de 30 000 éléments consultables, téléchargeables et partageables.
Notre article sur SCOPUS AI paru dans le numéro 425 (Mai 2024) de BASES a été publié en anglais parmi les « featured articles » sur la plateforme de l’éditeur américain Information TODAY.
Cette solution d’IA générative permet d’interagir avec la base de données juridique de LexisNexis et ses contenus exclusifs. Elle fournit des liens directs vers les sources citées dans les réponses, permettant ainsi de réduire le risque de sources inventées.
Cela ne concerne cependant pas tous les articles, sans que l’on sache quel est le critère.
Rand Fishkin est cofondateur et CEO de SparkTORO qui propose des logiciels dans le domaine de l’analyse des audiences.
Il vient de publier un article faisant apparaître qu’environ 37% des recherches menées sur Google ne sont suivies d’aucun clic, ce résultat étant valable aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe.
Nouvelle étape pour la longue vie de la banque de données Delphes qui était commercialisée ces dernières années par IndexPresse.
Businesscoot, spécialiste français des études sectorielles rachète Indexpresse. Cela conduira à l’offre SectorGPT qui grâce aux informations des études ajoutées à celles de la banque de données Delphes proposera des recherches sectorielles en utilisant l’IA.
Les réponses sont annoncées comme fiables et traçables.
L'IA générative est un facteur potentiel de redéfinition du paysage médiatique, transformant en profondeur la manière dont les contenus sont créés et distribués. Elle menace ainsi les modèles économiques traditionnels qui reposent fortement sur les droits d'auteur pour générer des revenus.
Lire aussi : Le droit d’auteur face à l’IA générative : Interview de Philippe Masseron (gf2i) sur les enjeux juridiques et économiques des métiers de l’information et de la donnée.
Comme nous l’avons décrit dans notre récent article de BASES : « ResearchGate développe ses liens avec les éditeurs », ce réseau social continue à développer son activité d’agrégateur.
Il a ainsi chargé récemment :
20 juin 2024 - Résumé généré par IA à partir de l'article original de Korben (Auto-News – L’agrégateur de news qui vous permet d’éviter le « bruit »)
Nous en parlerons plus en détail dans notre prochain numéro de BASES de juillet août 2024.
Le gf2i a élu un nouveau bureau dirigé par Thomas Parisot, avec un conseil d'administration élargi, afin de relever les défis liés à l'accélération technologique et faire de la transition numérique un levier de valeur pour l'économie et la société.
À partir du 30 juin 2024, l'ancienne version de la plateforme Tagaday ne sera plus accessible. L'ensemble des comptes sera opérationnel sur la nouvelle plateforme, plus moderne et intuitive, offrant des fonctionnalités innovantes pour faciliter le suivi des retombées médias.
Il aura finalement fallu très peu de temps pour que nous nous sentions maintenant dépendants des IA génératives telles que ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral et bien d'autres dans notre organisation et processus d’entreprise.
S'y ajoutent tous les outils, plugins et applications que nous testons et intégrons progressivement dans nos activités professionnelles. Peu importe que la pérennité de ces applications soit souvent incertaine, nous en changeons avec la même facilité que nous les avons adoptées.
Car c'est là la "magie" de l'IA : la transformation d'une tâche, d'un processus ou d'un livrable ne tolère pas de retour en arrière.
Pourtant, la menace existe, qui se réactive dans nos esprits au moindre incident de ChatGPT (ils sont nombreux). On a pu encore en faire l’expérience lors de très récente panne de plus d’une journée de Copilot (ex BingChat).
Nous vous donnons rendez-vous sur le stand E75 lors du salon Iexpo-Documation, qui se tiendra du 19 au 21 mars prochain.
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