La plus ancienne plateforme mondiale de prépublications scientifiques quittera l'université Cornell le 1er juillet 2026 pour voler de ses propres ailes en tant qu'organisation à but non lucratif.
Après bioRxiv et medRxiv, qui ont créé en mars 2025 la structure indépendante openRxiv, c'est au tour d'arXiv de franchir le pas. Le serveur de prépublications quittera l'université Cornell — qui l'hébergeait depuis 2001 — pour devenir, le 1ᵉʳ juillet 2026, une organisation indépendante à but non lucratif.
Ce changement de statut répond à une logique bien claire : s'affranchir du cadre universitaire offre une plus grande souplesse opérationnelle, facilite les évolutions technologiques, ouvre la voie à de nouveaux partenariats et permet de créer une fondation assurant un financement pérenne.
« Offrir une plateforme ouverte de partage de la recherche où les chercheurs peuvent échanger et découvrir des avancées scientifiques récentes, pertinentes et émergentes, et affirmer leur contribution à l'avancement de la recherche. »
Cette mission d'arXiv reste inchangée après la transition.
La nouvelle entité est en cours de constitution : un conseil d'administration représentant la communauté scientifique internationale est en formation, et le recrutement d'un directeur général (CEO) est en cours. Le poste est rémunéré environ 300 000 $ par an, compte tenu de l'étendue des responsabilités.
Le budget actuel de 6,7 millions de dollars provient de plus de 270 sources : l'université Cornell, la Simons Foundation, Schmidt Sciences, de nombreuses universités partenaires, des fondations et des contributeurs individuels.
Points de tension
En 2025, malgré sa croissance record, arXiv a enregistré un déficit de 297 000 $. La forte augmentation des soumissions (+17 %) pèse sur les ressources et a conduit à une mesure controversée : depuis février 2026, seuls les articles entièrement rédigés en anglais sont acceptés — une décision critiquée notamment par une partie de la communauté mathématique francophone.
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2,9 millions d'articles hébergés (8 domaines) |
284 486 soumissions en 2025 (+17 %) |
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~5 millions/jour de téléchargements quotidiens |
6,7 M $ de budget annuel |
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27employés (surtout en télétravail) |
270+ sources de financement |
Dans les années 1960-1980, les prépublications de physique des hautes énergies circulaient par courrier postal. Le délai entre rédaction et publication pouvait atteindre un an. Avec la généralisation des réseaux informatiques à la fin des années 1980, le terrain était prêt pour une distribution électronique.
Organiser un voyage, c’est souvent synonyme de dizaines d’onglets ouverts, de comparatifs interminables et de prises de tête sur les itinéraires. Pourtant, une nouvelle génération d’outils promet de transformer cette étape en une expérience simple… voire même agréable. À l’approche de mes prochaines vacances, j’ai décidé de tester les outils d’intelligence artificielle pour planifier et organiser mon séjour.
Pour commencer, je me tourne vers l’IA la plus connue et la plus utilisée : ChatGPT. Je lui donne quelques indications comme la destination, le budget, la durée, les envies. En quelques secondes, j’obtiens un itinéraire complet. L’outil comprend vite mes attentes et propose un programme cohérent. En revanche, j’ai dû vérifier certains détails (horaires, lieux précis), car tout n’est pas toujours parfaitement exact. Mais comme base de départ, c’est assez efficace.
Au-delà de la simple génération d’idées, ChatGPT propose aussi des usages très pratiques pour le voyage grâce à ses applications intégrées disponibles, accessibles dans l’onglet “Applications” (en cliquant sur “Plus”, sous Codex). Parmi elles, on retrouve des outils bien connus du voyage comme Booking.com pour les hébergements, Tripadvisor pour les avis et recommandations, ou encore GetYourGuide pour réserver des activités et excursions. Au lieu de jongler entre plusieurs sites, on peut centraliser une grande partie de la préparation directement dans la même interface. Chercher un hôtel, comparer les avis ou ajouter une activité à son programme devient plus fluide et surtout beaucoup plus rapide.
Débordés par les contenus générés par des outils d'IA, les éditeurs de la version anglophone de Wikipédia ont édicté des règles très fermes concernant l'utilisation des grands modèles de langage (LLM) pour produire ou réécrire des articles afin de garantir le respect des règles en vigueur au lancement de Wikipédia : encyclopédisme, neutralité, licence libre, savoir‑vivre et souplesse des règles.
Ce qui est sous-entendu est que tout cela doit se faire de façon purement humaine sans traitement automatisé des contenus.
Le principe général adopté est celui de l'interdiction de l’utilisation de l’IA. Deux exceptions limitées subsistent :
L'objectif : éviter toute hallucination susceptible d'entamer la crédibilité d'une encyclopédie reposant sur des sources entièrement vérifiables.
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil de création d’images ou de textes : elle s’installe progressivement dans l’univers du marketing et de la publicité. Aujourd’hui, des technologies capables de créer, tester, optimiser, voire gérer de façon autonome des campagnes publicitaires entières, commencent à voir le jour. On parle de « publicités autonomes » (autonomous ads), c’est-à-dire de systèmes où l’IA prend en charge l’essentiel du processus publicitaire, du lancement à l’ajustement en temps réel.
Une publicité autonome ne se limite pas à un texte généré par une IA. Il s’agit d’un écosystème automatisé qui combine plusieurs capacités : création de visuels, vidéos et messages publicitaires, segmentation automatique des audiences, choix des canaux de diffusion, ajustement en temps réel des enchères et des budgets, apprentissage continu à partir des performances. Contrairement aux outils traditionnels, l’IA ne se contente plus d’exécuter des ordres : elle prend des décisions à partir de données massives (comportements en ligne, historiques d’achat, réactions aux annonces).
L’IA n’est plus une technologie expérimentale dans le marketing. Selon plusieurs études sectorielles:
L'intelligence artificielle transforme notre quotidien, mais elle a aussi un coût pour la planète. Entre consommation énergétique massive, data centers toujours plus puissants et émissions de CO₂, l'essor de l'IA soulève de nouvelles questions environnementales. Comprendre cet impact devient essentiel, tout comme explorer les solutions pour rendre ces technologies plus durables.
Cependant, l'IA offre aussi des opportunités pour accélérer la transition écologique, comme en optimisant les réseaux énergétiques ou en modélisant le climat.
On admire l'intelligence artificielle pour ses prouesses : elle écrit des textes, traduit des langues, crée des images et même compose de la musique. Mais derrière ces prouesses se cache une réalité moins glamour… l'IA consomme énormément d'énergie et contribue à la pollution de notre planète.
Plus les modèles deviennent puissants, plus ils nécessitent des infrastructures informatiques gigantesques : serveurs spécialisés, centres de données et supercalculateurs capables d'effectuer des milliards d'opérations. Toute cette puissance de calcul repose sur une consommation d'électricité importante, encore largement issue de sources d'énergie non renouvelables.
OpenAI présente ChatGPT Health, un nouvel outil d’intelligence artificielle dédié aux dossiers médicaux. À quoi sert-il réellement ? À qui s’adresse-t-il ? Et peut-il remplacer un médecin ? On vous explique tout.
L’intelligence artificielle s’invite de plus en plus dans notre quotidien… et désormais aussi dans le domaine de la santé. OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, travaille sur une nouvelle fonctionnalité baptisée ChatGPT Health. Son objectif ? Aider à mieux analyser et comprendre les dossiers médicaux. Une innovation prometteuse, mais qui soulève aussi de nombreuses questions.
ChatGPT Health est un outil d’intelligence artificielle conçu pour analyser, synthétiser et expliquer des informations médicales complexes. Concrètement, il peut traiter des documents comme des comptes rendus médicaux, des résultats d’analyses, des ordonnances, ou encore des historiques de soins. L’idée n’est pas de poser un diagnostic à la place d’un professionnel de santé, mais de rendre les données médicales plus lisibles et compréhensibles, aussi bien pour les patients que pour les professionnels.
OpenAlex, lancé en janvier 2022, est un catalogue bibliographique de la recherche scientifique mondiale dont le nom fait référence à la légendaire Bibliothèque d’Alexandrie.
Son ambition affichée est de constituer une alternative crédible aux bases de données commerciales Scopus (Elsevier) et Web of Science (Clarivate), auxquelles il est reproché leur coût élevé et une couverture thématique sélective. Ces deux acteurs historiques — Scopus depuis 2004, Web of Science depuis des décennies — ont accumulé au fil du temps des rancœurs croissantes au sein de la communauté scientifique.
Le Royaume-Uni s’apprête à franchir un cap majeur dans la lutte contre les deepfakes. Face aux inquiétudes croissantes suscitées par l’essor de l’intelligence artificielle générative, et notamment par Grok AI, le chatbot développé sous l’impulsion de Elon Musk, le gouvernement britannique annonce une législation renforcée visant à mieux protéger les victimes.
Au Royaume-Uni, la diffusion d’images intimes créées avec l’intelligence artificielle (deepfakes) est déjà illégale. En revanche, la création de ces contenus, ou le simple fait d’en faire la demande, n’était jusqu’ici pas clairement sanctionnée.
La nouvelle loi, issue de la loi sur les données (Data Use and Access Act), adoptée en juin 2025 mais jamais appliquée jusqu’à présent, vise précisément à corriger cette faille. Elle rendra désormais pénalement répréhensible la création, la sollicitation ou l’incitation à produire des images intimes non consensuelles avec l’intelligence artificielle et plus particulièrement Grok AI, même en l’absence de diffusion.
Grâce à l’IA, les personnes en situation de handicap peuvent parler, se déplacer et accomplir des tâches plus facilement.
Pour de nombreuses personnes en situation de handicap, l’IA est avant tout un outil essentiel pour communiquer, gagner en autonomie et participer pleinement à la vie quotidienne. Au National Star College, dans le Gloucestershire, des étudiants ont récemment rencontré les dirigeants de l’entreprise technologique Smartbox pour échanger sur l’évolution des dispositifs de Communication Alternative et Augmentative (AAC). Ces appareils permettent aux personnes qui ne peuvent pas parler de s’exprimer à l’aide d’un écran et d’une voix artificielle, mais aussi de contrôler des ordinateurs, des applications ou encore des équipements dans leur environnement.
Aid Holmes fait partie de ceux pour qui l’AAC a changé la vie. Enfant, il rejetait cet outil. Aujourd’hui, il ne peut plus s’en passer. « Maintenant, je prends mon AAC partout où je vais parce que je me sens nu sans elle. Ce serait comme si quelqu'un arrachait votre boîte vocale de votre corps. C'est ma voix. », confie-il dans les colonnes de la BBC.
L’intelligence artificielle peut désormais écrire des textes en quelques secondes, de quoi inquiéter les écrivains. Faut-il craindre la fin de la littérature humaine ?
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle s’invite partout : dans nos téléphones, nos études, notre travail… et désormais dans l’écriture. Capable de produire des textes en quelques secondes, l’IA générative interroge et inquiète le monde littéraire. Peut-elle réellement remplacer les écrivains ? Ou s’agit-il d’une peur amplifiée par une technologie encore mal comprise ? Un récent rapport mené par l’Université de Cambridge, relayé le journal BBC, apporte des éléments de réponse, et surtout, met en lumière les craintes très concrètes des romanciers.
Selon ce rapport, les écrivains sont loin d’être sereins face à l’essor de l’IA. Sur les 332 auteurs interrogés par le Dr Clémentine Collett, chercheuse au Minderoo Centre for Technology & Democracy (MCTD) de l’Université de Cambridge, près de la moitié estiment que l’IA pourrait « remplacer entièrement » leur travail.
