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Tour du monde des sites de thèses en accès libre - Dossier spécial

François Libmann
Bases no
372
publié en
2019.07
1543
Tour du monde des sites de thèses en accès libre - Dossier ... Image 1

La disparition de la banque de données payante Dissertations Abstracts du serveur STN est pour nous l’occasion de faire un tour du monde des sites de thèses en accès libre.

Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder plusieurs fois cette question dans BASES , mais nous avons souhaité faire aujourd’hui un tour d’horizon le plus large possible, sans pour autant pouvoir garantir l’exhaustivité sur le sujet. De plus, la mise à disposition des thèses et références de thèses sur le Web a évolué rapidement en quelques années, ce qui justifie donc une remise à jour.


Nous avons classé les sites en trois catégories :
  • Les sites qui proposent uniquement des références de thèses de plusieurs pays, généralement en « moissonnant » des sites nationaux et des sites d’universités ;
  • Les sites qui référencent diverses publications en Open Access, au moins les références avec abstracts, dont des thèses, mais pas uniquement ;
  • Les sites nationaux qui, soit, recensent uniquement des thèses, soit des thèses parmi d’autres documents.

Il est évident, dans ce contexte, qu’une même thèse peut être recensée par plusieurs sites.

Des sources multidisciplinaires

La majorité des sources identifiées sont multidisciplinaires même si on trouve quelques sites spécialisés sur une ou plusieurs disciplines (SHS uniquement par exemple pour Isidore). C’est pourquoi nous ne détaillerons pas cet aspect dans chacune des présentations.

D’autre part, si on constate qu’en France, on fait bien la distinction entre les thèses de doctorat et les mémoires de masters ou licences, ce n’est pas nécessairement le cas à l’étranger. La confusion vient du terme anglais thesis qui peut désigner à la fois une doctoral thesis soit une thèse de doctorat, mais aussi une master thesis ou bachelor thesis pour les mémoires de licence et masters. Certaines sources citées dans cet article incluent donc, parfois sans distinction, les deux types de documents.

Au niveau de l’accès aux thèses, précisons que, si ces sites de thèses sont en accès libre, cela ne concerne que la recherche et la visualisation des références. Par contre, les thèses réfé­rencées ne sont pas toujours facilement accessibles en texte intégral. Et si c’est le cas, pas toujours gratuitement ou après une période d’embargo qui peut même dépasser les 20 ans !

Mais fort heureusement, de plus en plus, le dépôt des thèses est obligatoire et elles sont librement accessibles dans leur totalité.

On se permettra - et nous ne sommes ni les seuls ni les premiers, - de trouver anormal qu’un document réalisé dans le cadre d’études supérieures dans des établissements publics ou semi-publics puisse ne pas être systématiquement et obligatoirement librement accessible, aux éventuels coûts de reproduction près.

Les sites internationaux spécialisés sur les thèses

Nous commencerons ici par les sites spécialisés qui recensent des thèses dans différents pays du monde.

Pour la préparation de cet article, nous avons trouvé plusieurs sites et documents proposant des listes de sites de thèses. Nous avons été frappés par la très mauvaise qualité de ces listes indiquant des sites n’existant plus depuis longtemps.

Pour tous les sites répertoriés dans cet article et auxquels nous nous sommes connectés sans exception, nous ne détaillerons pas les possibilités de recherche qui, si elles sont moins so­phistiquées que ce qui est possible sur Dialog ou STN, ne sont pas pour autant inexistantes, même si elles sont de sophistication variable.

On trouvera un tableau récapitulatif de l’ensemble des sources citées dans cet article dans la suite de cet article.

NDLTD (Networked Digital Library of Theses and Dissertations)

NDLTD (Networked Digital Library of Theses and Dissertations) est une des plus anciennes organisations dont la mission est la conservation et la diffusion des thèses sous forme électronique (ETD, soit Electronic Theses and Dissertations) puisque cette mission fut évoquée pour la première fois en 1987, l’Université américaine Virginia Tech jouant un rôle moteur avec différents partenaires.

Aujourd’hui, NDLTD propose plus de 5,8 millions de thèses de tous les pays. On trouve plus de 376 000 thèses en français, dont environ 100 000 provenant de TEL, un sous-ensemble d’HAL.

On trouve aussi, bien sûr des thèses canadiennes et belges, mais aussi, par exemple, une thèse écrite en français soutenue à l’Université de Stockholm et moissonnée dans DIVA(voir plus loin).

On remarquera que le site de NDLTDfonctionne bien aujourd’hui et est facile d’accès, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années lorsque nous nous y étions intéressés.

Dart-Europe

DART-EUROPE est un partenariat de bibliothèques de recherche et de consortiums de bibliothèques qui travaillent ensemble pour améliorer l’accès mondial aux thèses européennes. Soutenue par LIBER (Ligue des Bibliothèques Européennes de Recherche), DART-EUROPE est le groupe de travail européen de NDLTD.

DART-EUROPE propose 108 500 thèses provenant de 13 pays, avec un accroissement de 80 thèses par jour.

OATD

OATD(Open access thesis and dissertations) offre près de cinq millions de thèses « free to find, free to use » provenant de 1 100 universités et autres établissements d’enseignement supérieur ainsi que des instituts de recherche.

Les thèses proviennent soit directement des repositories de ces universités soit de consortia régionaux.

Leur particularité est qu’ils indexent essentiellement des thèses effecti­vement en libre accès, ce qui n’est pas, d’après eux, le cas de NDLTD.

Autre particularité, pour certaines thèses, les 30 premières pages sont indexées.

Ce site est opéré par la Wake Forest University en Caroline du Nord aux États-Unis, mais qui ne se met pas du tout en avant.

EBSCO Open Dissertations

EBSCO Open Dissertations propose plus de 1,2 million de références de thèses du monde entier depuis 1933. Ce site a été réalisé en coopération avec la société américaine BiblioLabs spécialisée dans les logiciels pour bibliothèques.

Dès 2014, une coopération s’était établie avec la fondation H. W. Wilson qui a conduit aujourd’hui à la présence de références de thèses américaines depuis 1933.

Bien sûr, seules les thèses récentes sont accessibles en PDF, sous réserve que l’auteur n’ait pas restreint l’accès. Les producteurs de cette base encouragent les institutions à leur fournir leurs données afin d’accroître leur visibilité.

Open Thesis

Open Thesis est un repository gratuit de thèses et autres documents académiques avec un moteur de recherche plutôt intéressant. On trouve beaucoup de références de sources américaines et… suédoises.

On obtient sans problème le résumé des documents, mais nous n’avons pas trouvé comment commander ou obtenir le document original.

Par ailleurs, ce site est bien mystérieux puisqu’il n’y a aucune présentation du site, de ses producteurs, de son contenu… Tout ce que nous avons trouvé est un communiqué de presse du 28 janvier 2010 annonçant la création de ce site et citant Erik Reeves comme CEO. Aucune autre mention, ni sur le Web, ni dans Factiva, ni dans les marques américaines. Bizarre !

Les sources généralistes ne proposant pas uniquement des thèses

BASE

BASE ( Bielefeld Academic Search Engine) produite par la bibliothèque de l’Université de Bielefeld en Allemagne moissonne une très grande quantité de bases de données académiques en libre accès.

De plus en plus de serveurs utilisent le protocole « Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting » (OAI-PMH) pour archiver et rendre leurs données disponibles. BASE collecte, met aux normes et indexe ces données.

Il y a 120 millions de documents provenant de plus de 6 000 sources permettant d’accéder par un lien au texte intégral de 60 % d’entre eux.

Il n’y a pas que des références de thèses, mais on peut sélectionner le type de docu­ment cherché de façon assez fine puisque l’on peut choisir parmi plusieurs niveaux de thèses (Bachelor, Master, Doctoral and Postdoctoral)

OAISTER

La base de données OAIster comme BASE est un catalogue collectif contenant des millions de notices. Ce catalogue a été créé en collectant les collections en libre accès à travers le monde avec, comme BASE, l’Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting(OAI-PMH). Aujourd’hui, OAIster contient plus de 50 millions de notices représentant les ressources numériques de plus de 2 000 contributeurs.

Ces notices se réfèrent à plusieurs types de documents, dont des thèses. Le texte intégral de certains documents, en parti­culier des thèses, est accessible par un lien. Sont aussi indiquées les bibliothèques qui possèdent ce document.

On peut accéder directement et gra­tuitement à OAIster, mais on peut aussi y accéder par le biais de WorlCat.org ou dans le service FirstSearch d’OCLC.

OpenAIRE

OpenAIRE(Open Access Infrastructure for Research in Europe) est un projet européen dont le but est d’accompagner l’obligation de dépôt en accès libre décidée par la Commission européenne et le Conseil européen de la Recherche.

Il semblerait qu’il y ait 30 millions de documents en tout sur ce site dont 1,5 million de thèses dans de nombreuses langues.

On notera que tous les documents ne proviennent pas de l’Union Européenne (ex. : clinicaltrials.gov des États-Unis).

On regrettera que ce site soit extrêmement prolixe sur sa philosophie et sur des considérations politiques, mais parti­culièrement chiche en information sur la façon d’effectuer des recherches.

C’est encore un exemple d’un site qui se targue d’accumuler un grand nombre de données, mais ne se préoccupe pas du tout de la façon de trouver celles que l’on cherche. C’est malheureusement assez courant…

Isidore

Isidore est un moteur de recherche français permettant l’accès à des documents dans le domaine des sciences humaines et sociales (SHS).

Ces données sont moissonnées dans différentes sources et il arrive que le texte intégral des documents soit indexé.

Plus de 6,1 millions de documents sont disponibles, dont plus de 190 000 thèses. Beaucoup sont en français, mais pas uniquement.

Les thèses françaises référencées ren­voient essentiellement sur Theses.fr et HAL-TEL.

Center for Research Libraries Dissertation Collection

Ce site est un consortium d’Universités américaines dont le catalogue recense plus de 800 000 thèses non américaines.

Sans être membre, on peut faire libre­ment des recherches. Cependant, les résultats trouvés sont des fiches assez brèves, néanmoins intéressantes. Par contre, pour se procurer ces thèses par leur intermédiaire, il faut appartenir à une université membre.

OpenGrey

OPENGREY.eu est un lointain descendant de la base de la banque de données SIGLE produite par l’association EAGLE (European Association for Grey Literature in Europe) dissoute en mars 2005.

Toujours coproduite par différents parte­naires, elle rassemble environ un million de documents, dont environ la moitié, de thèses.

Le moteur de recherche fourni par Exalead offre de nombreuses possibilités et la base utilise une indexation par domaine qui lui est spécifique.

Mais depuis 2015, la banque de données n’est quasiment plus alimentée (moins de 20 documents par an et tout simplement aucun en 2018).

L’INIST était un des partenaires importants pour cette base de données, mais comme pour REFDOC, le service de fourniture de document a cessé ses activités. La fourniture des thèses françaises indéxées dans OpenGrey ne va pas être simple à l’avenir, d’autant que l’INIST n’a pas encore décidé ce qu’il ferait de son stock de thèses. Restent les contacts avec les auteurs qui ont peut-être publié depuis ou les contacts avec les universités de soutenance ou encore l’Atelier National des Thèses.

En ce qui concerne les autres thèses, cela ne semble pas non plus évident, nous avons testé plusieurs thèses anglaises et, seul pour un petit nombre, le texte intégral était accessible.

Les sources nationales

France

Le portail nationalTHESES.fr recense l’ensemble des thèses en préparation ou soutenues en France depuis 1985 (une petite dizaine antérieures). Parmi elles, plus de 90 000 sont accessibles en ligne parmi environ 400 000.

En effet, toutes les thèses ne sont pas numérisées et, d’autre part, certaines d’entre elles ne sont pas accessibles parce que l’auteur ne le souhaite pas, ou encore parce qu’il a mis un embargo.

Autre source remontant plus loin dans le temps, le catalogue Sudoc signale de façon exhaustive les thèses de doctorat françaises soutenues depuis 1972 et les thèses de médecine et chirurgie dentaire soutenues depuis 1982. Pour les thèses plus anciennes, le catalogue est complété progressivement par des conversions rétrospectives de fichiers papier.

Pour se procurer des thèses qui ne sont pas en ligne, on peut aller sur le site de l’Université de soutenance, utiliser le PEB si l’on y est habilité, commander une copie (payante) de la thèse auprès de l’ANRT (Atelier National de Reproduction des Thèses) sur diffusiontheses.fr qui dispose d’un catalogue de 8 000 thèses avec l’autorisation de les reproduire.

Si aucun de ces moyens ne fonctionne, on peut chercher si l’auteur a écrit d’autres publications sur le sujet, a un site Web ou est présent sur des réseaux sociaux. S’il est présent sur Linkedin, par exemple, on pourra lui envoyer un message. Sinon, c’est pratiquement mission impossible.

Signalons, en complément de Theses.fr, un site original intéressant qui s’échappe du strict inventaire appelé « Lisons les thèses » (https://ltshs.hypotheses.org) qui se présente comme la première plateforme entièrement dédiée à la recension des thèses françaises en SHS. LLT a pour vocation de lire et donner envie de lire les thèses récentes en donnant un compte-rendu argumenté et contextualisé avec aussi l’objectif d’engager une discussion avec les auteurs.

TEL-HAL (https://tel.archives-ouvertes.fr), serveur de thèses multidisciplinaire, est un environnement particulier d’HAL qui propose l’accès au texte complet de plus de 94 000 thèses, provenant aussi bien d’universités que d’écoles ou de centres de recherche. De plus en plus d’organismes français basculent leurs données dans HAL et TEL-HAL.

Europe

Allemagne

DissOnline (https://portal.dnb.de) recense plus de 240 000 thèses allemandes.

Il est vivement recommandé de maîtriser l’allemand pour naviguer dans ce site.

Autriche

L’Österreichische Bibliothekenverbund und Service GmbH (www.obvsg.at/services/dissertationsdatenbank) propose une banque de données des thèses autrichiennes. Selon les cas, il est plus ou moins facile d’obtenir les thèses originales.

L’interface est uniquement en allemand.

Belgique

La plateforme BICTeL, répertoire commun des thèses électroniques des universités de la Communauté Française de Belgique est fermée. Elle est pourtant encore régulièrement citée par les sites recensant des sites de thèses.

On trouve néanmoins sur sa page de garde (bictel.be) des liens vers les dépôts institutionnels des universités : Université Catholique de Louvain, l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, Université de Mons, Université de Liège (ORBI) et Université de Namur.

Cela étant, ils ont de bonnes chances de se trouver aussi sur des sites comme Dart-Europe.

Espagne

Dialnet (https://dialnet.unirioja.es/tesis) est un projet de coopération entre bibliothèques qui a débuté à l’Université de La Rioja dans les années 1990 tout d’abord dans le domaine des sciences humaines et sociales. Il s’agit d’un portail bibliographique qui a pour ambition de donner une plus grande visibilité à la littérature scientifique espagnole. Il donne accès à des documents publiés en Espagne dans n’importe quelle langue, publiés en espagnol dans n’importe quel pays ou traitant de questions hispaniques.

En décembre 2019, il contenait 6,3 millions de documents, plus de 4,8 millions d’articles de revues, 860 000 chapitres de monographies collectives, près de 190 000 thèses de doctorat, 480 000 ouvrages, des comptes-rendus de conférences, etc. Sa large couverture fait de Dialnet la plus grande base de données d’arti­cles scientifiques hispaniques li­bre­ment accessible sur Internet, avec toutefois une prédominance des sujets sciences humaines, juridiques et sociales.

L’interface est accessible uniquement en espagnol.

Irlande

RIAN (www.rian.ie) qui proposait, au départ, le contenu des repositories des sept universités irlandaises s’est élargi à divers instituts de recherche irlandais. Environ 100 000 documents sont référencés dont plusieurs milliers de thèses.

Italie

Nous n’avons pas identifié de site italien regroupant le contenu de différents repositories.

Le seul site multi-universités que nous avons identifié est www.tesionline.it pro­posé depuis 15 ans par une société privée qui encourage les auteurs à leur confier leurs thèses en échange de royalties sur leur vente. Ils proposent aussi différents services pour les auteurs de thèses.

Le site dispose d’une interface en français dont la qualité laisse à désirer. Mieux vaut donc utiliser l’interface en italien.

Nous avons également identifié quelques universités proposant des recherches sur leurs thèses et parfois également sur les documents en open access. En voici quelques-unes, mais la liste est certainement loin d’être exhaustive :

Cela étant, les politiques de mise à disposition des thèses sont très variables puisque certaines universités parmi les plus connues réduisent l’accès à leur thèse à la prise de rendez-vous pour pouvoir utiliser un PC au sein de la bibliothèque !

Pays-Bas

NARCIS (www.narcis.nl), pour National Academic Research and Collaborations Information System, est le principal portail néerlandais consacré à différentes facettes de la recherche universitaire.

On y trouve, parmi d’autres types de documents, plus de 39 000 thèses en libre accès, sachant que seulement 10 % ne le sont pas.

Ce site est réservé à des chercheurs qui doivent donner des détails sur leur activité pour pouvoir chercher dans ce site.

Portugal

Le portail RCAAP (www.rcaap.pt) est l’une des composantes essentielles du projet Repositórios Científicos de Acesso Aberto de Portugal. Il s’agit d’un point d’accès à plus de 2 millions de documents (articles, conférences, thèses…) provenant de 244 sources différentes

Royaume-Uni

EThOS (https://ethos.bl.uk) recense plus de 500 000 thèses issues de près de 150 institutions britanniques, ce qui représente une quasi-exhaustivité. Pour un peu plus de la moitié, il est possible de décharger le texte intégral depuis le site d’EThOS ou depuis le site de l’institution dans laquelle elle a été soutenue.

Certaines sont disponibles immédiatement sous forme électronique et la plupart des autres peuvent être commandées (de façon payante) et livrées avec des délais variables.

Pour celles qui sont très anciennes (depuis 1800), il est possible, pour les trois quarts d’entre elles, de commander un scan, sachant que le délai de livraison peut atteindre six semaines.

Chaque mois, 3 000 documents sont ajoutés.

Suisse

RERODOC (http://doc.rero.ch), réseau des bibliothèques de Suisse occidentale propose plus de 76 000 documents dont 3 632 thèses, pour une bonne part, au moins, en libre accès.

Suède

Diva Portal (www.diva-portal.org) est un outil de recherche sur les travaux de recherche et les thèses de 49 Universités ou instituts de recherche essentiellement en Suède.

Ce site a été créé en 2000 par l’Université d’Uppsala qui le gère toujours.

L’interface est, au choix en anglais, suédois ou norvégien.

Un grand nombre de documents sont en anglais et on peut sélectionner les documents avec le full text disponible ou non. On constatera que l’accès au texte intégral est loin d’être systématique.

Reste du monde

Afrique et Maghreb

DATAD-R, Database of African Theses and Dissertations, incl. Research Articles (http://datad.aau.org) moissonne les sites d’une sélection de repositories africains. On y trouve les références de 29 233 thèses.

L’Association of African Universities a démarré le projet en 1998 avec onze institutions.

Depuis décembre 2016, DATAD-R est hébergé par l’Academy of Science of South Africa (ASSAf).

Certains documents sont accessibles en texte intégral par un lien.

Afrique du Sud

SEALS (South-East Academic Libraries System) (https://vital.seals.ac.za) propose les références, et souvent le texte intégral, plus de 28 000 documents provenant des universités de la province Eastern Cape d’Afrique du SUD. Parmi ces documents figurent près de 13 000 thèses. La plupart des documents, mais pas tous, sont en anglais.

D’autre part, le National ETD Portal (www.netd.ac.za) South African theses and dissertations propose 134 582 documents dont une partie sont des thèses.

Algérie

La banque de donnéesCAT, Catalogue algérien des thèses (www.dist.cerist.dz) propose les références plus de 20 000 thèses.

Maroc

Toubkal, le catalogue national des thèses et mémoires du Maroc (https://toubkal.imist.ma) propose les références de près de 3 300 thèses dont plus de la moitié ont été soutenues à l’étranger, mais concernent en général un sujet marocain ou ont pour auteur un/e marocain/e.

Le site est proposé par l’Institut Marocain de l’Information scientifique et technique.

Tunisie

Le site www.theses.rnu.tn est une première expérience d’un moteur de recherche des thèses de doctorat en Tunisie, il permet à la communauté scientifique tunisienne d’avoir une connaissance sur l’état de la recherche doctorale en Tunisie. Il permet, également, de faire le point sur un thème ou un sujet de recherche.

Amérique latine

LA Referencia (http://www.lareferencia.info/es) a pour objectif de donner de la visibilité à la production scientifique de l’éducation supérieure et des institutions de recherche d’Amérique latine en faisant la promotion de l’open access au texte intégral avec un accent particulier mis sur les résultats de recherche financée par des fonds publics.

Neuf pays sont concernés, chacun ayant aussi son propre accès, par exemple remeri.org.mx pour le Mexique.

Les pays participants sont l’Argentine, le Brésil le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Salvador, le Mexique et le Pérou.

Ces neuf « nœuds » offrent un total de 1 715 millions de documents dont 828 171 articles, 30 200 rapports, 196 169 doctoral theses et 477 384 master theses.

Il existe aussi un site spécifiquement brésilien (http://bdtd.ibict.br), indépendant, semble-t-il, de LA Refencia. En effet, l’IBICT (Instituto Brasileiro de Informação em Ciência e Tecnologia) a mis au point et coordonne la bibliothèque numérique brésilienne de thèses, BDTD (Biblioteca Digital Brasileira de Teses e Dissertações) qui intègre les systèmes d’information des thèses existant dans les établissements d’enseignement et de recherche au Brésil, et encourage également l’enregistrement et la publication des thèses au Brésil.

On trouve également dans certains recensements de sites de thèses Cybertesis et, parfois, aussi Cyberthèses, mais le site est, semble-t-il, en déshérence.

Australie

La banque de données ADT (Australasian Digital Theses), qui est souvent citée, était hébergée à l’Université de New South Wales et a arrêté ses opérations le 28 mars 2011.

Aujourd’hui, environ un million de thèses australiennes sont disponibles sur le site Trove (www.trove.nla.gov.au) qui recense toutes sortes de documents.

Il suffit de sélectionner thèses dans la colonne de gauche pour limiter les résultats aux thèses.

Canada

Le site « Portail thèses Canada » (www.bac-lac.gc.ca) propose une collection de plus de 500 000 thèses.

Il faut préciser qu’aucune nouvelle thèse n’a été ajoutée depuis l’été 2016, un processus d’amélioration du système est, en effet, en cours. Le processus de « cueillette » reprendra en 2019 et inclura les thèses versées aux dépôts institutionnels depuis 2016.

La recherche reste néanmoins possible sur les thèses antérieures à 2016 en cliquant sur le lien « obtenir une thèse ou un mémoire » ou en cherchant dans le catalogue Aurora de Bibliothèque et Archives Canada.

Il existe un deuxième site canadien, cette fois-ci propre au Québec, baptisé ERUDIT (www.erudit.org) qui propose 105 980 thèses et mémoires et qui, lui, continue à être mis à jour.

Le site Portail Thèses Canada que nous avons interrogé nous a dit n’avoir aucune relation avec ce site.

Chine

Le CNKI, China National Knowledge Infrastructure, (http://new.oversea.cnki.net/index) a pour objectif la numérisation en masse des ressources du savoir chinois et la création d’une plateforme pour sa diffusion ainsi que la création de services à valeur ajoutée.

Parmi les banques de données proposées par cet organisme on en retiendra deux :

Tout d’abord, China Doctoral Dissertations Full-text Database (CDFD) qui propose près de 400 000 thèses doctorales émanant de 473 organismes depuis 1984.

Les thèses sont divisées en 10 thématiques divisées en 168 sujets et ensuite 3 600 sous sujets, ce qui permet d’effectuer des recherches autres que par mots clés.

Le moteur de recherche relativement sophistiqué permet de combiner des mots en anglais et en chinois et pour chaque résultat le système propose de documents similaires accessibles d’un simple clic.

Dans une référence, les seuls éléments qui sont en anglais sont le titre, l’abstract et les mots clés, sachant que, dans l’interface que nous avons utilisée, la liste des titres est en anglais.

La deuxième banque de données proposée par CNKI est la China Master’s Theses Full-text Database (CMFD) qui propose également près de quatre millions de documents, mais en provenance de 760 organismes.

La recherche est exactement de même nature que pour la base précédente ;

On notera que si la recherche est gratuite de même que les références avec abstract en chinois et en anglais, l’accès au texte intégral nécessite identifiant et mot de passe.

Nous les avons contactés et ils nous ont indiqué être la plus grande base de données de thèses en Chine avec une couverture de toutes les universités chinoises. Le tarif varie selon l’abonnement choisi et le nombre d’utilisateurs potentiels.

On notera que si, pour les articles scientifiques et académiques chinois, il y a une certaine tendance à l’augmentation des publications en anglais pour une meilleure diffusion (voir notre article sur Chemical Abstracts dans ce même numéro), les thèses continuent à être entièrement en chinois, langue qui devient manifestement de plus en plus incontournable.

Il est possible de commander des traductions au service « China/Asia on demand » d’Oriprobe (http://caod.oriprobe.com)

Un autre site proposé par Wangfang Data (http://www.wanfangdata.com) propose plusieurs bases de données dont DOC (Dissertations of China) qui propose plus de 4,6 millions de documents de thèses. Malheureusement, nous n’avons pu effectuer de tests, le site étant inaccessible à ce moment.

Pour sa part, AIRITI Inc (www.airiti.com) basé à Taiwan propose également différents types d’informations (articles, thèses, etc..) en provenance d’Universités de Taiwan, de Chine continentale, de Hong Kong et Macau ainsi que de certaines universités américaines et européennes. Mais l’essentiel des informations est en chinois.

En ce qui concerne les thèses au nombre de plus de 3,3 millions, elles semblent provenir essentiellement du monde chinois. La recherche et la visualisation des références avec résumé sont gratuites, mais la visualisation des documents est réservée aux étudiants des Universités partenaires et sinon est payante.

Il existe encore d’autres sites, concernant, en particulier Taiwan, Hong Kong et Macau, mais il est préférable de maîtriser un minimum la langue chinoise pour s’y aventurer avec succès.

Corée du Sud

RISS International Services (http://intl.riss.kr) est opéré par le Korea education and research Information Service (Keris) depuis 2006. Ce dernier est un organisme public dépendant du ministère de l’Éducation.

RISS propose, en particulier, les références de plus de 5,5 millions d’articles et plus de 1,5 million de thèses provenant de 227 institutions coréennes.

Les textes complets sont, en général, accessibles.

La recherche avancée permet de limiter la recherche aux thèses, sachant que la recherche peut se faire en anglais ou en coréen.

Si l’on trouve, en général un titre et un abstract en anglais, la langue coréenne est, comme c’est logique, très présente.

D’autres sites existent, mais les interfaces, en anglais sont, soit très difficiles à trouver, soit ne fonctionnent pas.

États-Unis

Beaucoup de thèses américaines se trouvent dans le site payant Dissertations Abstracts, et dans différents sites internationaux, mais le site PQDT Open (https://pqdtopen.proquest.com/search.html) créé par Proquest propose en libre accès près de 30 000 thèses essentiellement, sinon totalement américaines.

Inde

SHODHGANGA (https://shodhganga.inflibnet.ac.in) est un réservoir de plus de 239 000 thèses indiennes, dont la plupart semblent être en anglais.

Depuis 2016, le dépôt de toutes les thèses soutenues dans les universités indiennes est obligatoire.

Japon

Pour le Japon, plusieurs sites sont disponibles :

Le NDL, National Diet Library Digital Collections (www.dl.ndl.go.jp) propose 200 000 thèses dont 37 000 en anglais.

CiNii, Scholarly and Academic Information Navigator (https://ci.nii.ac.jp) propose un accès gratuit à environ 600 000 thèses provenant de différentes institutions japonaises.

Le siteIRDB, Institutional Repositories DataBase (https://irdb.nii.ac.jp) propose également l’accès à différents documents, dont des thèses.

Le site de l’Université de Tokyo dispose d’un repository (UTokyo Repository) pour les documents postérieurs à 2013, https://repository.dl.itc.u-tokyo.ac.jp dont beaucoup sont accessibles en texte intégral. Notons qu’il n’y a pas que des thèses référencées sur ce site. Pour les documents postérieurs à 1957, on tournera vers la Doctoral Dissertation Database de l’Université de Tokyo.

On peut rechercher des thèses déposées dans d’autres Universités japonaises dans le site du JAIRO, Japanese Institutional Repository Online, jairo.nii.ac.jp/ qui renvoie en fait sur le site de l’IRDB évoqué plus haut.

Il faut noter que les master theses ne sont pas vraiment recensées de façon systématique au Japon et il est recommandé d’aller voir sur le site des universités.

Pakistan

Le Pakistan research repository (http://prr.hec.gov.pk/jspui) propose plus de 10 000 références de thèses remontant aux années 1940 et dont le texte intégral semble être souvent accessible. D’autres documents que les thèses sont également disponibles.

On peut conclure de ce « tour du monde des sites de thèses » que les initiatives se multiplient à plusieurs niveaux simultanément, avec beaucoup de coopération entre les établissements d’enseignement, les sites nationaux et les sites internationaux. Ces initiatives sont facilitées par le développement de l’utilisation de la norme OAI-PMH, permettant de moissonner les sites, et d’autre part du développement de l’Open Access, qui se justifie particulièrement dans ce domaine.

Si l’on veut faire une recherche la plus exhaustive possible, il faudra sans doute interroger de nombreux sites, car les moissonnages ne sont pas toujours complets ni à jour, au risque d’avoir de nombreux doublons. Il est clair que la tendance est au développement de l’accès aux références des thèses et aux thèses elles-mêmes.

Tour du monde des sites de thèses en accès libre

Couverture Nom Url Uniquement Thèses Disciplines couvertes
International
Internationale NDLTD www.ndltd.org X Multidisciplinaire
Europe Dart Europe www.dart-europe.eu X Multidisciplinaire
Internationale OATD www.oatd.org X Multidisciplinaire
Internationale EBSCO Open Dissertations https://biblioboard.com/opendissertations X Multidisciplinaire
Internationale Open Thesis www.openthesis.org X Multidisciplinaire
Internationale Open Grey www.opengrey.eu   Multidisciplinaire
Internationale BASE www.base-search.net   Multidisciplinaire
Internationale OAISTER https://oaister.worldcat.org   Multidisciplinaire
Internationale OpenAire www.openaire.eu   Multidisciplinaire
Surtout francophone Isidore www.isidore.science   SHS
Internationale Center for Research Libraries Dissertations Collection www.crl.edu   Multidisciplinaire
Europe
France Theses.fr http://theses.fr X Multidisciplinaire
France Sudoc www.sudoc.abes.fr   Multidisciplinaire
France Lisons les thèses https://ltshs.hypotheses.org X SHS
France TEL-HAL https://tel.archives-ouvertes.fr X Multidisciplinaire
Allemagne DissOnline https://portal.dnb.de X Multidisciplinaire
Autriche Österreichische Bibliothekenverbund www.obvsg.at/services/dissertationsdatenbank X Multidisciplinaire
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