FOCUS IA : écrire avec l'assistance d'un outil d'IA

Céline Boileau
Bases no
420
publié en
2023.12
2299
Acheter ce no
Tags
évaluation outils | livrables de veille | IA
FOCUS IA : écrire avec l'assistance d'un outil d'IA Image 1

Même s’ils n’écrivent pas à votre place, les outils d’editing issus des IA génératives de texte peuvent être de précieux alliés pour titrer ou réécrire ses livrables. Parmi nos préférés, Headline Hero, Quillbot, Hemingway et TextCortex. À noter qu’ils sont tous à utiliser sur sa propre prose, et non à des fins de plagiat. Entre correction guidée et réécriture, ils proposent différents niveaux d’intervention. Voici les informations clés pour aider à choisir le plus pertinent pour soi.

Headline Hero, pour trouver le juste titre

HeadlineHero est le chouchou des rédactions américaines. Et même s’il est en anglais, il fonctionne aussi très bien en langue française.

Quelle que soit la nature du texte à titrer (analyse d’un livrable, revue de presse sous forme de newsletter, etc.), il suffit de se rendre sur le site internet, de copier un extrait de son texte sur l’espace réservé à cela (à droite de l’écran), choisir la longueur de son titre (le nombre de mots souhaité) et de cliquer sur Generate Headlines pour voir plusieurs propositions de titres apparaître à la place de son texte précédemment copié, qui s’est lui-même déplacé sous les titres (voir Figure 1).

Il est possible d’ajouter des paramètres, comme ajouter ou exclure certains mots, ou encore rédiger le titre sous forme de question ou de citation. Le but affiché : générer des titres qui convertissent. À noter, l’outil est non seulement gratuit, mais il ne requiert aucune inscription. Notre avis : HeadlineHero offre un excellent ratio simplicité d’utilisation/qualité. Et même si les titres ne sont pas parfaits, ils aident au moins à trouver celui qui nous satisfera !

Figure 1 : Dans ses paramètres, HeadlineHero propose de fixer le nombre de mots de ses articles, mais aussi d’inclure ou d’exclure des mots précis.

Quillbot, pour (ré)écrire comme un journaliste

En cas de doute sur un extrait dont la rédaction n’est pas satisfaisante, ou d’un (court) texte à rendre sans avoir le temps d’une dernière relecture, Quillbot est peut-être la solution. Venu des États-Unis, cet outil gratuit vient de se doter d’un onglet « French » qui permet aux francophones d’en profiter.

Après s’être inscrit, on colle son texte de 125 mots maximum dans la colonne de gauche - on peut aussi le charger en version Word - et on clique sur Paraphrase. Tout simplement. La version réécrite s’affiche à droite du texte original (voir Figure 2) et les changements sont soulignés avec un code couleur. Cela facilite la comparaison entre les changements de mots et ceux des structures de phrases. Le résultat est remarquable, même les rédacteurs professionnels y gagneront en lisibilité ! Le checking grammatical est aussi gratuit (penser à resélectionner la langue française). On peut ensuite corriger soi-même ou le faire par l’IA en cliquant sur « Rephrase ».

Très pratique : le générateur de citations, qui permet de référencer rapidement un texte en collant son URL ou en chargeant le texte. La référence apparaît instantanément et il ne reste plus qu’à copier-coller. Les fonctionnalités de vérification de plagiat et de « flow » (style) sont payantes, tout comme la suppression de la limite du nombre de mots, à partir d’environ 8 €/mois.

La seule ombre au tableau : le résumé, qui s’effectue par défaut en anglais, quelle que soit la langue d’origine, et qu’il faut repasser à la traduction. En bref : une version gratuite dont on aurait tort de se priver, car elle permet vraiment d’améliorer la lisibilité de son texte.

Figure 2 : La version gratuite de Quillbot permet d’améliorer des textes de 125 mots maximum (environ la longueur d’un paragraphe).

Hemingway Editor, déjà un classique

Accessible sans inscription, il suffit de copier son texte pour que Hemingway Editor évalue la prose de l’écrivain (en herbe). Une série de critères passe en revue le respect des règles grammaticales, le niveau de compré­hension des phrases en passant par le style (forme active/passive). Et chaque critère a sa propre couleur. La correction par une IA est gratuite. Or, ce qui est stimulant, c’est justement de le faire soi-même ! D’autant que le niveau est mesuré et noté. Au fur et à mesure que l’on améliore sa rédaction, les couleurs s’effacent… et sa note finale augmente. On arrête quand on atteint un niveau suffisant, la fierté de l’avoir fait soi-même en prime !

Réécrire soi-même permet aussi, a priori, de ne pas être détecté comme du contenu « synthétique » par les moteurs de recherche ou autres outils de reconnaissance de plagiat. Attention, Hemingway prend enfin la peine de nous préciser que tout contenu sera utilisé pour entraîner l’IA qui alimente le site, fournie par OpenAI. On l’aime donc non seulement, car il permet de s’améliorer, mais aussi parce qu’il rend cela facile et fun !

Figure 3 : Dans sa version gratuite, Hemingway encourage l’utilisateur à améliorer son style, plutôt que de le faire pour lui.

TextCortex, l’extension d’urgence

À la différence des autres outils de rédaction assistée précédemment cités, TextCortex ne propose pas de réécrire son propre texte, une fois celui-ci rédigé, mais de l’écrire à partir d’un modèle. Il ne se situe donc pas au même stade que les outils d'assistance précédemment cités. TextCortex s’utilise donc dès le début d’un projet rédactionnel.

Pour rédiger un texte de blog SEO Friendly, par exemple, on entre dans des champs réservés à cet effet : un sujet, une cible, éventuellement un style d’auteur de référence. Puis on lance la génération, qui ne prend pas plus de cinq secondes. Le texte est généré par GPT-4.

L’extension peut traduire ou résumer un article en un clic lors de la consultation de page web (attention aux droits voisins !), mais elle permet aussi d’accéder au tableau de bord de l’éditeur, en cliquant sur l’extension, visible sur notre écran.

Les modèles sont triés par catégories et/ou activité : média, rédaction de contenu, ventes, recherche, enseignement, etc. La version gratuite permet de générer 20 textes/jour, de 125 mots maximum.

TextCortex est une extension qui s’installe sur la plupart des navigateurs : Chrome, mais aussi Edge, Opéra, Brave. Un couteau suisse qui pourrait bien devenir notre meilleur ami. Et grâce à son assistance, on apprend même à « prompter » par la même occasion. Ce que l’on aime ? Qu’il constitue une aide précieuse en cas de panne au démarrage !

Figure 4 L’éditeur de texte de TextCortex contient environ 60 modèles en version gratuite.